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Le PCF, au centre de la gauche antilibérale.

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Il espère fédérer les non de gauche. Tout en gardant des liens avec les socialistes.

Publié le 03/06/2005 à 2h26

Capitaliser. Les «antilibéraux», hostiles à la Constitution européenne, grands vainqueurs du référendum de dimanche, n'entendent pas dormir sur leurs lauriers. Le non de gauche, jugent-ils, doit se faire entendre. En Europe, dès le sommet des 16 et 17 juin à Bruxelles. Mais aussi en France, dans la perspective des échéances de 2007.

Dynamique. Dans ce bouillon de culture, le PCF espère bien jouer un rôle moteur. Mais sans hégémonie. «Si nous avons réussi à enclencher une dynamique, c'est parce que personne n'a voulu ou pu mettre la main sur le non de gauche», explique un responsable des collectifs pour le non. Parce qu'il en a les moyens militants, matériels et, malgré tout encore, financiers, le PCF a été la cheville ouvrière de ce rassemblement. Même si la fondation Copernic coprésidée par Yves Salesse a lancé dès octobre 2004, un «appel des 200» contre le traité, qui a permis la mise en place d'un millier de collectifs pour le non.

L'«autre Europe» reste le mot d'ordre premier. Mercredi, une cinquantaine de personnalités s'est retrouvée place du Colonel-Fabien, dont le sénateur (PS) Jean-Luc Mélenchon, le patron de la fédération PS du Nord, Marc Dolez, l'altermondialiste José Bové, Jean-François Gau (PCF), Olivier Besancenot et Christian Picquet (LCR), Francine Bavay (Verts) ou la syndicaliste Annick Coupé (Solidaires). Sur proposition d'Yves Salesse, trois décisions ont été retenues : une réunion des collectifs du non le 25 juin, l'organisation d'une journée de mobilisatio

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