Ça n'a pas tardé : premier couac au sein du gouvernement. C'est un ministre sarkozyste, Christian Estrosi (Aménagement du territoire), qui a semé la pagaille hier en proclamant son intention de cumuler son ministère et la présidence du conseil général des Alpes-Maritimes. «Je vais consacrer toute mon énergie à la responsabilité gouvernementale qui m'a été confiée, et bien évidemment dans toutes mes capacités j'assumerai aussi ma tâche au conseil général des Alpes-Maritimes, a-t-il expliqué sur LCI, quitte à déléguer quelques-unes» des responsabilités. Bravant ouvertement la règle édictée par Lionel Jospin en 1997 et confirmée par Jacques Chirac en 2002, il a ajouté qu'il suivait «le modèle» de Nicolas Sarkozy, président du conseil général des Hauts-de-Seine. Réponse quelques heures après de l'entourage de Dominique de Villepin : «Le Premier ministre est attaché à la règle selon laquelle les ministres ne doivent pas exercer de fonction de président de conseil général ou de maire. [...] Il appartient à chacun de se mettre en conformité dans les prochaines semaines.» En réalité, les choses sont loin d'être aussi claires. Tout à son objectif de composer une équipe resserrée, le locataire de Matignon n'a rien exigé des nouveaux entrants. Ces derniers sont unanimes : Villepin ne leur a jamais demandé de lâcher leurs mandats en échange d'un poste au gouvernement. «La question n'a pas été évoquée», confirme ainsi l'entourage de François Baroin, ministre de l'Outre-Mer. Il aimerait r
Cumul: le gouvernement accumule les exceptions.
Réservé aux abonnés
Publié le 07/06/2005 à 2h29
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus