Depuis la victoire du non le 29 mai, une fracture s'est creusée à gauche entre un camp réformiste emmené par le PS de François Hollande et un autre, résolument «antilibéral», que le PCF voudrait fédérer. La secrétaire nationale du Parti communiste, Marie-George Buffet, évoque les moyens d'entretenir la dynamique du non de gauche dans la perspective des élections présidentielle et législatives de 2007. Et précise qu'elle pourrait bien être la candidate du PCF à l'Elysée. Entretien.
Après le référendum, que dites-vous au patron du PS, François Hollande ?
Il faut que le PS comprenne ce qui est en train de se passer dans la société et à gauche. Malgré son engagement pour le oui et l'armada médiatique, il y a quand même eu une majorité du peuple de gauche et de l'électorat socialiste qui a dit non. Il doit entendre cette contestation de l'ordre libéral. La réponse ne peut donc être le repli dans un quelconque social-libéralisme, ni de continuer comme avant. Sinon, il n'y aura jamais de véritable alternative. La gauche risque d'échouer si elle ne répond pas aux attentes populaires.
Pour l'heure, la direction du PS s'est surtout préoccupée du sort de Laurent Fabius...
Je n'ai pas à me mêler de cela. Elle a décidé la tenue d'un congrès, c'est le débat des socialistes. Mais je dis que toute la gauche, dans toutes ses sensibilités, doit travailler ensemble. Il ne peut y avoir de leadership de pouvoir.
N'êtes-vous pas en train de constater une fracture irréductible avec le PS ?
Non. Je ne me




