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Paris: la droite renoue avec le temps des embrouilles

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Publié le 06/07/2005 à 2h52

«Si vous parlez à la presse, on coupera vos têtes !» Alexandre Galdin, conseiller UMP de Paris, assure avoir subi des pressions de ce genre au sein de la fédération UMP de Paris. Elu du XVe arrondissement, il décrit «une ambiance nauséabonde» et «un climat de terreur» depuis le début du processus de primaires, mises en place pour choisir le candidat UMP pour les prochaines municipales de Paris.

Ce processus de sélection, imaginé par Nicolas Sarkozy, est censé rompre avec les divisions et coups bas en tous genres qui ont causé la perte de la droite en 2001. Il doit se dérouler en deux phases. Chaque concurrent doit d'abord réunir dix signatures d'élus dans dix circonscriptions, ainsi que le parrainage de 100 militants avant le 12 septembre. Puis, tous les adhérents de la fédération désigneront leur champion lors d'un vote programmé le 25 février 2006. Mais déjà, plusieurs voix s'élèvent pour dénoncer la réapparition des irrégularités d'antan. Au point que le comité de contrôle de la campagne interne de l'UMP, présidé par l'ancien ministre Robert Pandraud, va se pencher ce soir sur ce retour au temps des soupçons. Le patron de la fédération, le sarkozyste Philippe Goujon, réclamera, lui, des sanctions à l'encontre des délégués UMP accusateurs.

Défiance. Parmi eux, Alexandre Galdin qui tire la sonnette d'alarme, dans une lettre adressée lundi au bureau départemental de l'UMP. Dans ce texte que Libération s'est procuré, il s'indigne que Philippe Goujon ne communique plus les fichi

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