Menu
Libération

Emmanuelli et son lundi de Pentecôte devant la justice

Réservé aux abonnés

Le préfet des Landes l'a déféré pour avoir maintenu la journée fériée.

Publié le 09/07/2005 à 2h55

Bordeaux, de notre correspondant.

La Pentecôte toujours à la fête. Alors que le gouvernement Villepin cherche à recycler sa journée nationale de solidarité, dans les Landes, c'est devant la justice que se poursuivra le débat. Comme le révélait vendredi le journal Sud-Ouest, le préfet du département, Pierre Soubelet, a déféré Henri Emmanuelli, président socialiste du conseil général, devant le tribunal administratif pour avoir maintenu cette journée fériée. Le 16 mai, comme une bonne partie de la France, les agents du conseil général sont allés à la pêche. Henri Emmanuelli l'a clamée, «la loi est inégalitaire et inefficace». Un peu fort au goût du préfet. «La loi oblige à travailler, sauf à choisir un autre jour, explique Pierre Soubelet. J'ai donc écrit à Henri Emmanuelli pour lui dire que sa démarche était illégale. Il m'a répondu qu'il n'appliquerait pas une loi injuste. Je suis heurté qu'un élu écrive pour dire qu'il ne respectera pas la loi.» Pour le préfet, c'est un «problème d'égalité devant les textes. Mes agents, eux, ont travaillé». En Saône-et-Loire, plusieurs maires ont été déférés pour les mêmes raisons.

Henri Emmanuelli se déclare «stupéfait, vu la masse de problèmes qu'il y a à traiter par ailleurs». La polémique survient en effet alors que le président du conseil général s'oppose au préfet sur plusieurs dossiers, comme le financement du RMI ou l'affectation des aides européennes. Un peu abasourdi mais «pas du tout inquiet», le député des Landes se «demande si un

Dans la même rubrique