Les lettres multicolores de Paris 2012 ont été décrochées de la façade de l'Hôtel de Ville. Et la vie municipale reprend son cours. A peine remis du décalage horaire avec Singapour, où il a appris la semaine dernière que Paris n'organiserait pas les Jeux olympiques en 2012, Bertrand Delanoë va devoir affronter les critiques de la droite municipale. Et les interrogations de sa majorité.
Avant la séance du conseil de Paris qui s'ouvre aujourd'hui, l'entourage du maire tentait déjà de minimiser l'impact de la défaite de Singapour. «Les JO n'étaient pas dans notre contrat de mandature passé avec les Parisiens en 2001, explique sans rire un conseiller de Delanoë. Et puis on ne pouvait pas savoir que Londres allait suivre cette stratégie trash...» Le même jure que son patron ne souffre pas de «dépression post-olympique» et que le discours qu'il doit prononcer aujourd'hui sera «tourné vers l'avenir». Sur le thème : «Comment maintenir l'élan créé par notre candidature ?» Excellente question à laquelle l'exécutif municipal va donc tenter de répondre, sachant qu'aucun plan B n'est dans les cartons. Le groupe des Verts, jamais en retard pour titiller le maire, lui propose de conserver l'investissement prévu (1 milliard d'euros sur sept ans). Et de consentir un «effort social» qui viserait notamment à «casser la vague spéculative» dans l'immobilier.
Tacle. A droite, en revanche, les couteaux sont déjà sortis. Même Nicolas Sarkozy, pas forcément concerné par les JO à Paris, n'a pas pu s'em




