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Sarkozy calmé, les Chiraquiens sont ravis

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Après avoir provoqué le Président le 14 Juillet, le ministre de l'Intérieur a baissé d'un ton.

Publié le 20/07/2005 à 3h01

«Qui a tapé sur les doigts du petit Nicolas ?» Hier, dans les couloirs de l'Assemblée, un député de la majorité s'interrogeait à haute voix après la lecture de l'entretien accordé par Nicolas Sarkozy à Libération. «C'est incroyable. Le 14 Juillet, il tient une garden-party parallèle et compare Chirac à Louis XVI. Et aujourd'hui, il assure respecter l'homme. Mais qui donc a tapé sur les doigts du petit Nicolas ?» Personne, répond en substance l'entourage du ministre de l'Intérieur : «Le climat n'a pas changé depuis le 14 Juillet. Villepin et lui se parlent quotidiennement et franchement.» Ce que confirme Matignon. Un conseiller du Premier ministre assure que les contacts entre les deux hommes «sont très fréquents, quasi quotidiens. Ils ont un dialogue très franc. Tout est mis sur la table pour que le ministre de l'Intérieur se sente bien».

Pourtant, selon un dirigeant de la majorité, lors d'un échange durant le week-end, le Premier ministre ­ qui se garde bien d'alimenter publiquement la polémique ­ aurait posé la question de confiance à son ministre de l'Intérieur : «Fais-tu ou non encore partie du gouvernement ?» Sarkozy n'aurait pas dit non. Et se serait astreint à une certaine retenue. La même source prétend que cette «mise au point» était dictée par l'Elysée et souligne que «durant le dernier Conseil des ministres (le vendredi 15 juillet, ndlr), le président n'a ostensiblement pas adressé la parole à son voisin de droite, le ministre de l'Intérieur».

Le très chiraquien pré

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