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Libération

Après le «kärcher», Sarkozy veut «assainir» la Corse.

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Le ministre a évoqué diverses mesures d'aménagement du territoire.

Publié le 23/07/2005 à 3h04

Ajaccio, envoyé spécial.

Il les a comptées. Hier, c'était la 17e visite ministérielle qu'effectuait en Corse Nicolas Sarkozy. Est-ce pour cela qu'elle avait des allures de virée de père tranquille ? D'ailleurs, le ministre de l'Intérieur était accompagné de l'un de ses fils, jeune dandy aux longs cheveux blonds, qui semblait porter au «travail» de papa un intérêt émerveillé. Le reste du temps, le garçon se plongeait dans un livre de poche : la P... respectueuse de Sartre.

Hors sujet. Plus sérieusement, Nicolas Sarkozy l'a répété : s'il s'agissait de sa première visite dans l'île depuis son retour place Beauvau, c'est surtout en tant que ministre de l'Aménagement du territoire qu'il venait cette fois. Et même lorsqu'il retrouvait sa casquette de premier flic de France, c'était pour parler d'«assainissement». Si les attentats sont moins nombreux depuis que «Pieri a été mis hors d'état de nuire», l'île, a-t-il estimé, «a encore besoin d'un certain nombre d'assainissements». La lutte continue, donc, et, promet-il, «personne ne sera épargné. Pas plus la Brise de mer», cette nébuleuse mafieuse puissamment implantée dans l'économie insulaire, «que les clandestins». Car Sarkozy «refuse l'équilibre de la terreur». Quant à renouer le dialogue sur l'évolution statutaire de l'île, bloquée depuis l'échec du référendum de juillet 2003, les nationalistes ont beau réclamer, c'est, pour l'heure, hors sujet. «J'ai déjà donné», lâche le ministre, faisant allusion à la consultation perdue il y a

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