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Libération
Interview

«Le plan d'urgence en rajoute dans l'insécurité sociale»

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Publié le 02/08/2005 à 3h10

Avant l'examen des six ordonnances pour l'emploi par le Conseil des ministres ce matin (lire ci-dessous), Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT, revient sur l'opposition des syndicats à ces textes.

Comment comptez-vous organiser la mobilisation syndicale ?

Dès l'annonce des ordonnances, la CGT a appelé à la mobilisation, notamment les 21 juin et 5 juillet. Aujourd'hui, nous proposons à toutes les organisations syndicales de décider ensemble de puissantes mobilisations unitaires dès la rentrée. Aucun des sujets qui ont motivé les actions (sur les salaires, ndlr) des 5 février et 10 mars n'a trouvé de réponse. Au contraire, le plan d'urgence du gouvernement en rajoute dans l'insécurité sociale. Il y a une forte attente à l'égard du mouvement syndical pour concrétiser des mobilisations et des acquis sociaux sans dépendre du calendrier politique électoral. Les salariés des PME, particulièrement visés par les ordonnances, ont encore plus besoin que les autres de mobilisations nationales unitaires, car c'est souvent leur seule possibilité de se faire entendre. Quant au Medef, sa nouvelle présidente a aussi besoin de savoir que les salariés ne sont pas dupes du changement de forme opéré à la tête de l'organisation patronale. Ce n'est pas la destruction du code du travail qu'exigent les salariés, mais une amélioration des salaires, de l'emploi et une sécurité sociale professionnelle.

Votre opposition est donc globale face aux six projets d'ordonnances ?

Ce projet a une cohérenc

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