Nancy envoyé spécial
Pataquès socialiste au pays de la mirabelle et du vin de pissenlit, deux candidats appellation d'origine socialiste se disputeront le 4 septembre les faveurs des électeurs à l'occasion d'une législative partielle. Une opposition fratricide qui illustre les divisions et les manoeuvres d'avant-congrès. Une lutte entre ancien et nouveau parti socialiste, entre partisan et opposant au traité européen.
Candidat officiel du PS, désigné par les militants : Mathieu Klein, 29 ans, vice-président du département et militant du NP de Peillon et Montebourg. Candidat dissident : Jean-Jacques Denis, médecin biologiste et ancien député de 52 ans, hollando-jospinien. Le différend aurait pu en rester à une opposition somme toute classique par les temps qui courent entre ceux qui ne veulent plus de la majorité issue du congrès de Dijon et ceux qui comptent la conserver. Pour faire (très) simple : entre les pro-Fabius et les pro-Hollande.
Soutiens. Comme souvent, au PS, les choses se compliquent. D'abord lorsque le prétendant officiel fait état du soutien du président du conseil général Michel Dinet. Lequel supporte François Hollande et, bien évidemment, a voté oui au référendum du 29 mai. Elle se complique encore un peu plus lorsque le jeune Klein annonce que Ségolène Royal elle-même va faire campagne à ses côtés. Elle sera précédée par Arnaud Montebourg. Or, c'est un euphémisme que d'écrire que la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes et le député de Saône-e




