Poitiers envoyé spécial
Pour ouvrir la sixième université d'été d'Attac, Jacques Nikonoff, président de l'association altermondialiste, commence par rappeler ce qui devrait, selon lui, être une évidence : «Attac ne soutiendra aucun candidat à l'élection présidentielle de 2007», a-t-il martelé vendredi sous les applaudissements de la salle. Rattrapée par les manoeuvres d'appareils, l'association altermondialiste entend mettre les points sur les i. Et s'empresse de réfuter les propos de José Bové, qui laissait entendre jeudi que la discussion sur une candidature d'union était engagée avec, entre autres, certains membres d'Attac.
Cette mise au point n'est pas anodine, alors que plusieurs personnalités d'Attac, à titre personnel, militent pour une candidature Bové. Fière de son indépendance, l'association vante son caractère hétérogène. Elus, militants associatifs, encartés, syndicalistes remplissent ses rangs pour lutter contre le libéralisme. Donner une consigne de vote serait suicidaire. «Cela heurterait beaucoup de militants», juge Bernard Cassen, président d'honneur d'Attac. En 1999, la tentative avortée de présenter une liste 100 % alter aux élections européennes avait provoqué une levée de boucliers.
En tant que présidente (PS) de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal a été la seule politique invitée à s'exprimer à la tribune : tout en évoquant les «rudes désaccords» du référendum, elle a indiqué avoir fait voter «sans états d'âme» des subventions pour Attac. Jacques Ni




