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Libération

La révolution selon Bayrou «l'iconoclaste»

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Publié le 31/08/2005 à 3h28

Giens (Var), envoyé spécial.

«Naturellement, je sais bien qu'il s'agit d'une révolution.» François Bayrou n'a pas fait le modeste hier, en présentant pour la première fois son ébauche de programme présidentiel devant près d'un millier de militants réunis à Giens pour l'université d'été de l'UDF. Après ses critiques systématiques contre le gouvernement, il veut maintenant porter un «projet de rupture» censé répondre à la crise des classes moyennes qui mine le pays. Avec, à la clé, quelques propositions choc dont l'une portant sur une taxation des transactions financières.

Selon Bayrou, le mal vient d'abord des charges sociales qui pèsent sur le travail. «La santé, les retraites, la politique de la famille... Il n'est pas normal que cette solidarité nécessaire ne soit payée que par le seul travail salarié.» Avant que le système n'explose, le leader centriste fait deux propositions qu'il juge lui-même «iconoclastes» : créer une cotisation sociale universelle prélevée directement sur la valeur ajoutée des entreprises, et, surtout, financer le reste de la protection sociale par une «contribution Tobin sociale» qui porterait sur les «sommes considérables qui circulent dans les échanges bancaires». A en croire son propre calcul, si la contribution s'élève à un millième des échanges, la mesure rapporterait 200 milliards d'euros par an. De quoi financer «la moitié de la protection sociale».

Hausse de salaire. Dans le monde rêvé du candidat Bayrou, ses deux propositions sur les charges s

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