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Libération

Escamotage à la tête des «cadets» de l'UMP

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Un sarkozyste devrait succéder à la présidente juppéiste poussée à la démission.

Publié le 02/09/2005 à 3h30

L'événement ne figure pas au programme officiel de l'université d'été de l'UMP qui s'ouvre aujourd'hui à La Baule (Loire-Atlantique), mais il est d'importance. A 16 h 45, le bureau national (BN) des Jeunes populaires se réunit à huis clos. A l'ordre du jour, l'élection du successeur de Marie Guévenoux à la présidence de l'organisation de jeunesse de l'UMP. Juppéiste «poussée» à la démission, qu'elle annoncera officiellement aujourd'hui, et déjà recasée depuis le 13 juillet au cabinet de Brigitte Girardin, ministre de la Coopération, Marie Guévenoux n'entrait plus dans les plans de Sarkozy (Libération des 13 et 14 août).

«Bienvenue». Depuis le fameux «coup des cornes de brume», elle s'était attiré l'hostilité de celui qui allait devenir par la suite chef du parti. En février 2004, lors d'un congrès du mouvement, Marie Guévenoux avait accueilli Alain Juppé, alors président de l'UMP, d'un «bienvenue chez vous, monsieur le président». Et Sarkozy s'était retrouvé noyé au milieu des jeunes UMP qui faisaient résonner des cornes de brume à ses oreilles pour soutenir son rival. Désireux de remettre la main sur les «cadets» au plus vite, tout en évitant de trop ébruiter les dissensions internes, Sarkozy a donc fait s'activer son entourage pour élaborer un scénario discret qui devrait connaître son dénouement aujourd'hui.

Selon le règlement intérieur des «Jeunes pop», entré en vigueur en septembre 2004, juste avant l'accession de Sarkozy à la tête de l'UMP, le président est élu par les a

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