Saint-André (Nord), envoyé spécial.
Haro sur le gouvernement... sans pour autant verser complètement à gauche ! Venu soutenir son poulain, le candidat UDF Olivier Henno, qualifié pour affronter dimanche l'ancien ministre UMP du Logement, Marc-Philippe Daubresse, au deuxième tour de la législative partielle de la quatrième circonscription du département du Nord, François Bayrou s'est rendu hier soir à Saint-André. C'est justement la commune que dirige Olivier Henno qui, depuis un mois, cristallise les mécontentements de l'UMP et du PS, par ses tracts appelant à «dire non». Au point d'être surnommé «Besanç'Henno» par Daubresse, lui-même ex-UDF.
Mais la réalité est revenue au galop, lors de l'entrée dans la salle municipale du «héraut de l'humanisme social». Deux cents personnes à la moyenne d'âge assez élevée ont écouté avec attention le discours du leader centriste, venu consolider sa stratégie d'opposition de plus en plus franche au gouvernement. «Tout avait été organisé pour qu'on parle le moins possible de cette élection», a-t-il critiqué d'emblée, pour mieux se gargariser : «La surprise du premier tour a bouleversé l'ordre établi, au point que tous les grands médias se pressent à Saint-André.» Avec l'espoir que «quelque chose se passe dont tout le monde parlera en France». Le discours, simple, est destiné à séduire les électeurs de gauche. C'est Henno qui s'en est chargé : «Si on est pour le contrat nouvelles embauches (CNE) et la privatisation des autoroutes, il faut voter




