Le coup n'est pas passé loin. A l'issue d'une campagne très à gauche, l'UDF a failli enlever un siège de député à l'UMP, dimanche, dans la 4e circonscription du Nord. Il s'en est fallu d'un cheveu 1 208 voix sur plus de 18 000 suffrages exprimés pour qu'Olivier Henno, disciple zélé de François Bayrou, boute Marc-Phillipe Daubresse hors du Parlement. Malgré son élection acquise avec 53,23 % des voix, l'ancien ministre du Logement ne décolère pas : «Henno et ses amis de l'UDF ont fait une campagne d'extrême gauche. Ils ont utilisé tous les moyens pour nous abattre.» Il est persuadé que son jeune adversaire «a bénéficié de la complicité active de Martine Aubry», maire (PS) de Lille, qui aurait fait voter UDF en sous-main pour le faire tomber. «Dans certains quartiers, 90 % des électeurs de gauche ont voté Henno !» s'étrangle le nouveau député du Nord.
Entre le premier et le second tour, le candidat centriste a en effet doublé le nombre de ses voix. «J'ai certainement récupéré les voix des Verts et de certains démocrates sociaux, dit Henno, mais je rappelle que la totalité des dirigeants du PS avaient appelé à voter blanc, ou à glisser un carton rouge dans l'urne pour manifester contre le gouvernement.» Il en veut pour preuve le nombre élevé de bulletins blancs ou nuls (12,46 %) qui montre, selon lui, que l'appareil socialiste a bel et bien favorisé l'élection de Daubresse. «Il est un peu honteux d'avoir été sauvé par le PS, alors il dit n'importe quoi pour minimiser mon très




