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Libération

Le PCF se rêve en locomotive des non de gauche

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Hier en conseil national, l'union antilibérale la plus large possible a été défendue.

Publié le 23/09/2005 à 3h48

L'«union populaire», mais comment et avec qui ? C'est le pensum auquel se sont livrés les communistes, hier, lors de leur conseil national, réuni place du Colonel-Fabien. Depuis le rejet du traité européen, le 29 mai, ils rêvent d'être «le coeur» ­ selon le mot du refondateur Roger Martelli ­ d'un rassemblement des non de gauche. Et de le porter jusqu'aux échéances de 2007.

Ce conseil national, «consensuel» selon plusieurs participants, a tenté de trouver les voies de l'union. Et dans le rapport présenté par Patrice Cohen-Séat, un proche de Marie-George Buffet, «tout le monde pouvait y trouver son compte». Avec un leitmotiv : la participation «populaire» pour promouvoir «une alternative antilibérale» à travers plus de 1 000 «forums» d'ici à fin novembre.

Dans ces conditions, la préparation du congrès socialiste du Mans ne rassure pas la secrétaire nationale du PCF, pour qui «on est loin du compte». A travers ses différents écrits, a-t-elle argumenté, notamment la motion de son premier secrétaire, François Hollande, le PS «ne donne pas des signes précurseurs [de son renoncement au social-libéralisme]. Il devrait pourtant en donner, car son électorat lui a envoyé un message le 29 mai» en votant majoritairement non au référendum.

Pour autant, la dirigeante du PCF sait que le PS est, dans la perspective de 2007, un allié guère contournable. Mais elle n'entend pas relâcher ses efforts pour le faire adhérer à ses thèses antilibérales. Pour cela, elle compte sur un rassemblement le pl

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