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Interview

«Le PCF ne peut être absent de la bataille de la présidentielle»

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Publié le 29/09/2005 à 3h29

Les parlementaires communistes se réunissent à partir d'aujourd'hui à Saint-Amand-les-Eaux (Nord), la ville dirigée par Alain Bocquet. Le patron des députés du PCF réclame un candidat communiste en 2007.

Comment reconstruire la gauche ?

Elle doit être clairement antilibérale. Il faut tirer les enseignements du référendum : c'est-à-dire coller aux choix antilibéraux. Le débat, actuellement, au sein de toute la gauche, c'est le socle de ce rassemblement.

Justement, qu'attendez-vous du congrès du PS?

Je suis perplexe. Il y a l'écume et le fond. Une majorité de l'électorat socialiste a voté non le 29 mai : ou le PS surfe sur cette vague ou il ne comprend pas les ressorts de ce vote. De toute façon, je ne souhaite pas me mêler des discussions internes au PS. Que chacun règle ses problèmes.

Le PCF est-il armé pour faire fructifier sa victoire du 29 mai ?

On s'est fait entendre, on s'est refait du muscle. Mais il ne faut pas laisser édulcorer le substrat du non. Il y a une tendance actuellement, pas au sein du PCF, mais à gauche, à se tourner déjà vers la présidentielle. Ne faisons pas ce choix...

Il y a donc désormais deux gauches irréconciliables ?

Il y a la gauche dans sa diversité, dans ses multiples contradictions. Je ne veux pas cliver, je ne veux pas que le PCF s'enferme dans la gauche stricto sensu du terme. Je prône des rassemblements sur le contenu, pas sur des compromis de bas étage.

Vous tendez la main à la gauche du oui...

Je tends la main à tout le monde. On peut avoir voté oui

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