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Libération

Une «période de veille» pour les ouistes de gauche

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Malgré la crise post-référendum, Sauvons l'Europe entretient la flamme.

Publié le 03/10/2005 à 3h55

Rennes, correspondance.

L'heure est grave. C'est en tout cas ce que laisse entendre le programme Sauvons l'Europe que se sont fixé diverses personnalités de gauche, réunies au sein du collectif du même nom et réuni pour la première fois ce week-end à Rennes, pour son université d'été. Pour Elisabeth Guigou, députée PS de Seine-Saint-Denis, l'expression n'a rien d'excessif car l'Europe se trouve «dans une crise sans précédent». Principal symptôme de cet état critique ? L'absence de réactions des institutions de l'Union après la victoire en France et aux Pays-Bas du non au référendum sur le projet de traité constitutionnel.

Ambition. L'ancienne ministre du gouvernement Jospin dénonce aussi bien «l'atonie des gouvernements» que «le monopole de la non-initiative» détenu par la Commission européenne. Elisabeth Guigou se montre toutefois résignée : il ne se passera pas grand-chose avant les élections européennes de 2009. «Il faut accepter qu'entre-temps ce soit une période de veille», a-t-elle déclaré dans un joli décor rappelant un peu la Toscane. Avec pour principale ambition : «Eviter le détricotage» des politiques communes.

Lors de ces rencontres, alors même que le président de la Commission, José Manuel Durao Barroso se propose d'enterrer la Constitution, chacun y est allé de son avis quant à son devenir. La poursuite de la ratification ? Beaucoup y sont favorables, mais pas pour aboutir au même document. S'il faut revoter ce sera sur «un texte fondamental de trente pages qui dé

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