Londres, de notre correspondante.
Elle avait été annoncée puis ré-annoncée. La visite de Nicolas Sarkozy à Londres devait être aux petits oignons, soigneusement mitonnée dès le matin, et débuter par un rendez-vous en tête-à-tête à Downing Street avec Tony Blair, le Premier ministre britannique, suivi d'une revue des poids lourds du gouvernement. Mais le ministre de l'Intérieur a beau être, comme disent les Anglais, un «would be» candidat en puissance président de la République, il n'a pas encore la stature d'un chef de l'Etat.
Déconvenue. Patatras! Au dernier moment, Blair a annulé le rendez-vous matinal. Son staff s'est donc employé à réorganiser en urgence une rencontre programmée à 20 h 30, dans un hôtel et non à Downing Street, où le Premier ministre reçoit d'ordinaire ses interlocuteurs étrangers, et où se pressent les caméras de la BBC. Et les télés françaises, dans ces circonstances.
Après cette agaçante déconvenue dans un pays où d'ordinaire Sarkozy roucoule d'aise face à des journalistes britanniques séduits par son libéralisme et ses discours de modernisation, le patron de l'UMP a attaqué avec un déjeuner de travail avec Charles Clarke, son homologue de l'Intérieur. Sur le perron de Lancaster House, les deux hommes ont affiché la «cordialité chaleureuse» de leur rencontre. En quatre points, Clarke a résumé leur entretien : renforcement de la coopération, échange de notes détaillées sur l'antiterrorisme pour parvenir à une «approche similaire», effort commun sur l'




