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Libération

EDF: l'impossible union des gauches.

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Publié le 27/10/2005 à 4h15

Dominique de Villepin va peut-être pouvoir pousser un ouf de soulagement : la gauche peine à se rassembler pour contester la privatisation d'EDF, trois jours seulement après qu'elle a été rendue publique. Malgré de multiples et divers appels issus de ses rangs. Certes, toutes les formations de gauche et d'extrême gauche se retrouvent pour promettre un retour dans le giron public de l'entreprise en cas de succès en 2007. Mais hier, au siège du PCF, place du Colonel-Fabien, manquaient les socialistes et les radicaux de gauche. Simple question de susceptibilité ? Pas sûr.

Dès lundi, à l'annonce de l'ouverture du capital d'EDF, Marie-George Buffet avait exhorté les partis de l'ex-gauche plurielle (PS, Verts, chevènementistes du MRC et PRG) ainsi que la LCR à «très rapidement organiser la riposte». Le soir même, la secrétaire nationale du PCF proposait une réunion à Fabien. Mardi, François Hollande lui confirmait par courrier que le PS «est prêt à participer à toute initiative collective pour marquer son opposition à la décision de l'actuel gouvernement». A l'instar de tous les ténors socialistes, tel Laurent Fabius, le numéro 1 du PS fustige «une erreur stratégique majeure» et s'engage, «en cas de retour aux responsabilités, à faire revenir EDF à 100 % dans le domaine public». Son ex-numéro 2 a carrément promis une «renationalisation». A trois semaines du congrès socialiste du Mans, voilà quelques mots susceptibles de réchauffer les coeurs militants...

La faute au fax. Mais patatr

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