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Libération

Les socialistes à l'heure du soupçon

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A l'approche du vote sur les motions, fabiusiens et hollandais font monter la pression.

Publié le 01/11/2005 à 4h21

J­ 8. C'est mercredi 9 novembre que les 120 000 adhérents du PS sont invités à se rendre aux urnes de leur section pour départager les cinq motions en compétition (1) avant leur congrès du Mans du 18 au 20 novembre. Et la tension commence à monter. Pour l'heure, comme s'ils étaient épuisés par la double campagne européenne, interne puis nationale, qui les a profondément divisés, les socialistes ne semblent pas vraiment se passionner pour ce rendez-vous.

Désignation. La majorité sortante peine à dramatiser l'enjeu d'une joute qui risque de ne pas résoudre grand-chose : ni sur le fond, tant les textes en présence ne devraient guère éclaircir la ligne du parti, ni pour ce qui est de la désignation du candidat à la présidentielle, déjà programmée en novembre 2006. Preuve supplémentaire que l'essentiel devrait se jouer ailleurs, et plus tard, Dominique Strauss-Kahn a annoncé dimanche soir, sur Europe 1, qu'il démarrera sa précampagne présidentielle dès le «lendemain du congrès»... Il a ajouté qu'il ne croyait «pas une seconde que Laurent Fabius se présenterait contre le Parti socialiste» s'il n'était pas choisi par les militants.

Il y a un mois et demi, les fabiusiens ne s'étaient fixé comme objectif pour Le Mans que 20 % des suffrages militants. Au vu de la difficile mobilisation du camp d'en face, ils se mettent à rêver d'une performance plus élevée.

Sincérité. Laurent Fabius se réjouit, en privé, de donner le ton des échanges, qu'il s'agisse de débattre du Smic, d'un futur retour

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