Pour une fois unanimes, les députés de droite et de gauche sont tombés d'accord, hier, pour pointer les «insuffisances» de la lutte contre le sida en France et dans le monde. Le président de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, avait aménagé un dispositif exceptionnel, comme il l'avait déjà fait en mars lors de la Journée des femmes, afin de permettre aux quatre groupes politiques d'interpeller le Premier ministre. Constatant la faiblesse des moyens engagés par l'Etat, le «flou» qui entoure la prévention et l'«absence de l'Education nationale» dans ce domaine, le député PS Gérard Bapt (Haute-Garonne) s'est demandé si 2005 n'a pas été une «année pour rien», alors que la lutte contre le sida avait été décrétée «grande cause nationale» par Raffarin. «Nous sommes tellement habitués à entendre les chiffres concernant les morts du sida vingt millions de tués dans le monde, dont 35 000 en France qu'une certaine indifférence s'installe», a aussi regretté Gilles Artigues, député UDF de la Loire. «La situation est intolérable», a estimé le communiste Pierre Goldberg, enjoignant au Premier ministre de se battre contre les laboratoires pharmaceutiques afin de rendre les médicaments accessibles aux pays du Sud. «La santé n'est pas une marchandise», a conclu le député de l'Allier. Dans sa réponse, Dominique de Villepin a convenu qu'il fallait «repenser les outils de la politique de prévention». A une prévention «généraliste» il veut substituer «des messages choisis et ciblés en di
Constat d'impuissance à l'Assemblée
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Les députés ont déploré les lacunes de la politique de prévention.
Publié le 01/12/2005 à 4h46
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