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CGT et CFDT penchées sur leur futur

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Les leaders des deux organisations ont discuté de l'avenir du syndicalisme et acté leurs divisions.

Publié le 17/01/2006 à 20h05

François et Bernard Thibault discutant publiquement de l'avenir du syndicalisme, de mémoire sociale, on ne l'avait jamais vu. Les secrétaires généraux de la CFDT et de la CGT, notoirement brouillés depuis la réforme des retraites de 2003, s'y sont pourtant essayés hier, au Conseil économique et social, lors d'un colloque organisé par l'association Dialogues et parrainé par Libération. La question posée se voulait provocatrice : «Les syndicats sont-ils mortels» ? Chérèque l'admet : «Le syndicalisme français est inadapté, il est en crise. Mais on ne se pose pas la question de la crise générale de la représentativité dans notre pays. C'est elle qui tire le syndicalisme vers le bas et non l'inverse.»

Emiettement. Thibault ironise sur les «records français : celui du nombre de syndicats nationaux (17 !) et celui du plus mauvais ratio syndiqués/salariés». Mais il renvoie la faute aux politiques : «Le droit actuel favorise l'émiettement.» Visant le Medef et le gouvernement, il ajoute : «Ceux qui le pérennisent doivent y trouver un intérêt.» Ce sera un des rares points d'accord de fond. Les deux leaders ont d'ailleurs réitéré leur exigence commune de modifier la question de la représentativité syndicale en instaurant le principe des «accords majoritaires», c'est-à-dire signés par les syndicats remportant la majorité aux élections professionnelles. Une réforme qui permettrait, selon eux, de «changer le dialogue social».

Au-delà, les divergences de fond sont bien réelles. Chérèque les s

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