Des attaques ? Quelles attaques ? Critiqué par la droite, égratigné dans les sondages, Bertrand Delanoë tente de rester zen. Hier, dans le XIXe arrondissement, le maire de Paris a défendu vigoureusement son bilan. Y compris sur la question sensible de la circulation : «Quoi que matraquera le microcosme, nous continuerons à mener une politique qui donne la priorité aux transports en commun. Les deux tiers des Parisiens circulent en transports en commun et 60 % des habitants de la banlieue aussi. Devrions-nous, comme cela se faisait jusqu'en 2001, laisser 96 % de la voirie à un tiers des usagers ?»
Delanoë était venu poursuivre son compte rendu annuel de mandat dans le XIXe. En octobre, la réunion publique avait été interrompue par des incidents avec une trentaine de manifestants se revendiquant d'un comité des mal-logés. Une occasion pour le maire, au-delà du rituel désormais rodé des questions posées par les habitants, de répondre aux critiques. Et, après une année 2005 marquée par une série des difficultés échec de la candidature aux Jeux olympiques, incendies d'immeubles insalubres, crise politique avec les Verts à propos du logement social , démarrer 2006 d'un meilleur pied.
Le maire de Paris a donc égrené les résultats d'une politique lancée en 2001 : 850 places de crèche auront été ouvertes d'ici à la fin de l'année dans l'arrondissement. Il a défendu l'aménagement de l'avenue Jean-Jaurès, critiqué par certains automobilistes mais plébiscité hier soir par les habitants




