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CPE: le PS teste la défense de Villepin.

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Hier à l'Assemblée, les socialistes, en trois salves, ont dénoncé la «précarité organisée».

Publié le 26/01/2006 à 20h09

CPE, comme : C'est Pas Evident. Hier, le gouvernement a fait mieux que résister aux assauts répétés de l'opposition au sujet du contrat première embauche (CPE). Les parlementaires de gauche avaient saisi l'occasion des questions d'actualité pour tenter de populariser leur opposition à ce nouveau dispositif d'embauche à durée indéterminée réservé aux moins de 26 ans mais pouvant être résilié sans justification de l'employeur les deux premières années. Et ainsi tenter d'offrir un débouché politique aux prémices de mobilisation sociale. La technique a déjà fait ses preuves, même si elle est vielle comme la Ve République. Il s'agit d'interpeller systématiquement le Premier ministre en lui posant, peu ou prou, la même question. La riposte, elle aussi, est galvaudée : le Premier ministre répond à la principale interpellation et laisse à ses ministres le soin de finir le boulot. C'est exactement ce qui s'est passé hier. C'est, comme l'a souhaité Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste, ce qui va advenir désormais chaque mardi après-midi.

Rendez-vous. Hier, trois socialistes se sont partagé le boulot. A François Hollande l'interpellation générale. A Arnaud Montebourg l'interrogation démocratique. Et à Jean Glavany le rappel du bilan des années Jospin. Le premier secrétaire du PS, sans lire ses notes, a ainsi dénoncé la «précarité organisée» avec l'avènement du CPE. Réponse emphatique du Premier ministre : «Je ne suis pas là pour me faire plaisir, M. Hollande. La politique,

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