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Libération

«Politique arabe de la France», Hollande travesti par le Crif.

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Des propos du numéro 1 du PS ont été incorrectement reproduits.

Publié le 26/01/2006 à 20h09

Déformé par Europalestine, tronqué par le Crif ! François Hollande souhaite avoir une «position d'équilibre» sur le conflit israélo-palestinien : c'est réussi. Ses propos tenus lors d'une rencontre avec le comité directeur du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) lui ont causé autant de soucis avec les pro-israéliens qu'avec les propalestiniens. Au point que, interrogé hier par Libération, il a démenti les propos que lui attribue un compte rendu du débat mis en ligne sur le site Internet du Crif sans l'accord du PS.

Le texte indique que le n° 1 du PS a dénoncé «une tendance qui remonte à loin, ce qu'on appelle la "politique arabe de la France", et il n'est pas admissible qu'une administration ait une idéologie» ; déploré «un problème de recrutement au Quai d'Orsay» ; et estimé que le recrutement «devrait être réorganisé». Se fiant à ce document, le réseau Voltaire puis le site Europalestine ont accusé Hollande de vouloir «épurer le ministère des Affaires étrangères de ses éléments proarabes» (Libération du 17 janvier). Une interprétation démentie la semaine dernière par le PS. Mais, désormais, la version diffusée par le Crif est en cause.

«Ce que j'ai dit ce jour-là, déclare François Hollande, c'est qu'il y avait, dans la diplomatie de De Gaulle, puis de Giscard, puis de Chirac, ce qu'on appelle la "politique arabe de la France" et que je récusais cette expression. La France n'a pas à avoir une politique arabe, pas plus qu'une politique israélienne. J'

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