Lille envoyé spécial
Finis les mous du genou ? Disparus les cathos qui ménagent la chèvre et le chou ? Evanouies les anciennes baronnies gicardo-barristes ? Les militants centristes ne seraient plus ce qu'ils étaient. Ils sont «juré-craché» par la direction de l'UDF 31 000. «Mais on ne cherche pas à faire du chiffre. Si on voulait...» Ce non-parti de masse le paysage politique français n'en compte d'ailleurs aucun aurait connu un fort taux de renouvellement : deux tiers des militants UDF auraient changé depuis 2002. «C'est l'effet Bayrou», professent les chantres de l'ancien ministre d'Edouard Balladur.
De fait, cette mue correspond au moment où François Bayrou a manifesté ses désirs d'indépendance vis-à-vis du reste de la droite. D'abord en se présentant à l'élection présidentielle de 2002 (6,84 %) puis en présentant au printemps 2004 des listes 100 % centre aux régionales (12 %) et aux européennes (12 %, également).
Avant-garde. Pour conforter cette ligne, ils sont près de 3 000 indépendantistes-centristes (et vice versa) à se réunir samedi et dimanche en congrès à Lyon. Parmi eux, une toute petite centaine de Nordistes. Ils constituent l'avant-garde de «la nouvelle UDF». En septembre, dans la 4e circonscription du Nord, ils ont osé présenter un candidat contre le ministre UMP sortant, Marc-Philippe Daubresse. A l'issue du premier tour, le maire UDF de Saint-André-lez-Lille, Olivier Henno, a devancé de 54 voix la candidate socialiste et l'a éliminée. Au second, il a f




