Bernard Thibault, leader de la CGT, applaudi à tout rompre par des lycéens sous le charme. C'était samedi au congrès de l'Union nationale lycéenne (UNL), réuni à Paris dans le prestigieux lycée Louis-le-Grand. Sans la précipitation de Dominique de Villepin qui a décrété l'urgence pour faire examiner dès demain par les députés son contrat première embauche (CPE), l'UNL n'aurait pas eu droit à cette visite impromptue lors de ce congrès prévu de longue date.
Dès l'annonce de la création du CPE, la CGT avait vivement réagi, dénonçant la précarisation de la jeunesse et appelant à une manifestation demain, devant l'Assemblée nationale. Prises de court, les organisations de jeunesse se sont tournées vers leurs aînés, cherchant à mettre au point une action commune. Et, le 24 janvier, au siège de Force ouvrière, tous sont tombés d'accord sur un appel à manifester le 7 février. Avec ce mot d'ordre limpide, «retrait du CPE». C'est au cours de cette journée que Karl Stoeckel, président de l'UNL, a lancé son invitation au secrétaire général de la CGT. «Je n'y croyais pas trop, confie le lycéen. Mais très vite j'ai reçu un coup de fil : Thibault vient !»
Différences. En jeans et sweat-shirt, Bernard Thibault est parti à l'assaut du CPE depuis la tribune de l'amphithéâtre du lycée devant environ 200 délégués UNL. «Le gouvernement veut réformer le contrat de travail par tranche d'âge. D'abord avec le contrat nouvelles embauches cet été, puis le CPE maintenant pour les moins de 26 ans. Pourqu




