Le 4 janvier, Jacques Chirac a lâché sa bombinette : «Il faut maintenant aller vers une assiette de cotisations patronales qui ne prennent pas seulement en compte les salaires mais l'ensemble de la valeur ajoutée.» Pour financer la protection sociale, le chef de l'Etat veut élargir les prélèvements à la production des entreprises, donc aux revenus du capital, et non plus au seul travail. Délicat à mettre en oeuvre, ce projet a fait hier l'objet d'un premier conseil interministériel (lire ci-dessous). Il suscite nombre d'opposants à droite, quelques supporteurs à gauche et pas mal de sceptiques un peu partout. Revue.
Les contre
Le patronat ne décolère pas. Les libéraux de l'UMP non plus. Alerté de ce projet quelques jours avant Noël, le Medef a alors demandé à l'Elysée s'il existait de nouvelles études sur les conséquences de la réforme. Laurence Parisot n'a rien vu venir, ni avant le discours chiraquien du 4 janvier, ni depuis. Le 17 janvier, lors de l'assemblée générale du Medef, elle a fustigé les «injonctions contradictoires» de Jacques Chirac qui, «dans un même discours», encourage le développement des entreprises du secteur numérique et envisage d'asseoir une partie des cotisations patronales sur la valeur ajoutée. Le Medef rappelle que cette mesure est un serpent de mer. Le libéral Gérard Longuet ou le sarkozyste Dominique Paillé font part de la méfiance d'une bonne partie des députés UMP. A l'instar de Nicolas Sarkozy, ils estiment que ce système «va pénaliser les entre




