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A Montpellier, rassemblement harki sous les fenêtres de Frêche.

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Les organisateurs prétendent éviter la récupération politique.

Publié le 20/02/2006 à 20h23

Montpellier, correspondance.

Plusieurs centaines de harkis (400 selon la police, 1 000 selon les organisateurs) se sont réunis samedi après-midi sous les fenêtres du conseil régional du Languedoc-Roussillon (à Montpellier), présidé par le socialiste Georges Frêche. La semaine dernière, ce dernier avait publiquement traité de «sous-hommes» un groupe de harkis qui avaient participé, le même jour, à un rassemblement de l'UMP. «Pour qui nous prend-il ? s'énerve une manifestante, fonctionnaire de police en Auvergne. Pour des indigènes qui n'ont pas le droit de penser par eux-mêmes ? C'est fini le temps où nos parents devaient voter ce que leur député ou leur maire leur disaient de faire !»

Dans un contexte politique local tendu, les organisateurs de ce rassemblement se sont efforcés d'éviter toute récupération par la droite : «Nous avons lancé des invitations à tous les élus, de droite comme de gauche», a rappelé au micro Abdelkader Chebaiki, représentant de l'Association Justice Information et Réparation pour les harkis (Ajir). Plusieurs élus UMP ont été priés de ranger leur écharpe tricolore. A la tribune, seuls des responsables associatifs ont eu droit à la parole. Mohamed Haddouche, président national d'Ajir, a dénoncé : «Si vous lisez bien sa déclaration, c'est aux seuls journalistes [que Frêche] a demandé de se faire pardonner.»

Dans la foule, beaucoup d'hommes âgés arborant leurs médailles militaires, des veuves avec une photo de leur mari «mort pour la France», et beaucoup d

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