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Hausse d'impôts en Ile-de-France: la droite grince sur la carte grise.

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La région PS, elle, assume son choix qui pénalise les automobilistes.

Publié le 21/02/2006 à 20h24

«C'est aujourd'hui que les automobilistes passent à la caisse.» Le leader de l'opposition régionale, Roger Karoutchi, n'a pas fait dans la dentelle, hier, pour dénoncer la forte hausse d'impôts décidée par la majorité PS-Verts-PCF de la région Ile-de-France. L'élu UMP a fait ses comptes : pour les Franciliens qui achètent une voiture neuve ou d'occasion, la taxe sur la carte grise va augmenter de près de 40 %, soit une augmentation comprise entre 64 euros (pour une 5 CV) et 115 euros (pour une 9 CV). Et ce n'est pas tout : en deux ans, la part régionale de la taxe foncière a augmenté de 50 %, et celle de la taxe professionnelle de 70 %. Même si la fiscalité régionale ne représente qu'une faible part des impôts locaux (environ 5 %), l'UMP entend bien mener campagne contre cette «explosion fiscale».

+ 28,3 %. Après avoir fortement augmenté les impôts l'an dernier (+24 %) pour cause de «désengagement de l'Etat» et de «décentralisation mal financée», la plus grande région de France remet donc le couvert cette année avec une augmentation de 28,3 %, alors que l'ensemble des régions (quasiment toutes dirigées par la gauche) se contentent d'une augmentation moyenne de 7,5 % en 2006. Cette fois, c'est la décentralisation du Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif) qui est censée justifier le recours à l'impôt. «Nous allons allonger les horaires de nuit sur les métros et les RER, établir un ticket unique intertransports et mettre en place une tarification sociale pour les 300 000

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