Il s'autoproclame «l'empêcheur de tourner en rond». D'autres, moins amènes, le qualifient de «trublion», d'«incontrôlable» ou de «provocateur». Puis laissent tomber, l'air las : «Mais bon, c'est Maxime...» Le député de la Somme, Maxime Gremetz, est sous la menace d'une exclusion du PCF. Après lui avoir refusé sa carte du parti pour 2006, le comité de section d'Amiens a engagé cette procédure disciplinaire parce qu'il «bafoue l'idéal communiste». En dernier ressort, c'est la direction nationale qui prendra la décision de virer ou non Gremetz. Une direction qui s'est montrée compréhensive, hier, envers «l'exaspération des communistes d'Amiens». Mais qui tient à privilégier le «débat». Gremetz, lui, se «marre» et «rigole» de cette procédure.
Humiliation. Ce n'est pas la première fois que Maxime Gremetz, 65 ans, défraye la chronique, qu'elle soit politique ou judiciaire. Au coeur de ce dernier épisode, le vote des militants en vue du 33e congrès du parti, fin mars. Dans son fief, Gremetz a recueilli, début février, un piètre 4,3 % des voix. Une véritable humiliation. Qu'il a immédiatement mise sur le compte d'une tricherie de la part de la direction nationale. Ce n'est là qu'un nouveau chapitre de l'histoire déchirée entre Maxime Gremetz et son parti.
Communiste dès 16 ans, «Minime», comme il sera surnommé lorsqu'il atteindra les sommets de la place du Colonel-Fabien, est devenu au fil des ans un habitué des coups d'éclat. Ne serait-ce que dans la période récente, il a rarement ma




