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A Bordeaux, la droite chauffe le fauteuil de Juppé

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A la mairie, la majorité pourrait démissionner pour le remettre en selle.

Publié le 09/03/2006 à 20h34

Bordeaux de notre correspondante

Il suffira d'un geste au conseil municipal pour lui libérer la place... Pour favoriser le retour d'Alain Juppé à Bordeaux, une bonne partie de la majorité se dit prête à démissionner en bloc. Histoire de provoquer une élection municipale anticipée. Son successeur à la mairie, Hugues Martin, l'a confirmé hier lors d'une conférence de presse : «A l'unanimité et sans l'ombre d'un état d'âme, la majorité municipale se rangera derrière la décision d'Alain Juppé.»

Echéance. Hugues Martin se rendra d'ailleurs à la fin du mois au Canada pour caler avec l'ancien Premier ministre les conditions de son retour en scène. Installé depuis l'été 2005 au Québec, Alain Juppé avait franchi une première étape, mi-décembre, en se réinscrivant sur les listes électorales au terme de son année d'inéligibilité. Il étudie depuis la façon de reprendre la vie politique. Et l'hypothèse la plus crédible est bien celle d'une démission à l'automne de la majorité municipale.

«Moi, je suis pour cette solution, affirme sans ambiguïté Dominique Ducassou, adjoint (UMP) à la culture. Il lui appartient de se déterminer, mais moi, comme ceux avec qui j'en parle régulièrement au sein de la majorité, sommes tout à fait prêts à suivre sa décision, et à démissionner si nécessaire.» Dans ce cas, il faudrait qu'un tiers, au moins, du conseil municipal rende son tablier, pour provoquer une nouvelle élection. Ce serait ensuite au préfet d'en prendre acte, et de fixer sous trente jours son éch

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