Fort-de-France envoyée spéciale
A l'assaut du chiraquisme... jusqu'aux Antilles. Nicolas Sarkozy n'entend pas réserver sa «rupture» à la métropole. Il s'est fait un malin plaisir, d'abord en Guadeloupe et vendredi en Martinique, de démontrer la faillite du système chiraquien. Après les déroutes électorales de la droite dans ces îles, le patron de l'UMP a l'intention de reconstruire à sa manière.
Jeudi soir, en Guadeloupe, il a ainsi tancé les deux rivales, la sénatrice Lucette Michaux-Chevry et la députée Gabrielle Louis-Carabin, qui s'insultaient à la tribune. «Petit à petit, on perd nos positions car on n'a pas compris que le monde bougeait, leur a lancé le ministre de l'Intérieur. Oubliez un peu le passé. Vous avez tout intérêt à vous écouter les uns les autres, sinon vous perdez.» «Ce sont deux chiraquiennes qui se déchirent», constatait-il après. «Seul Nicolas réussit à rassembler tout le monde ici», complétait un de ses proches. Le président de l'UMP s'est fixé un défi : construire, en Guadeloupe comme en Martinique, de véritables fédérations UMP «avec de nouvelles têtes».
Sourire. Sur le fond aussi, Nicolas Sarkozy se présente en artisan d'une «nouvelle politique de l'outre-mer». Tout au long de son déplacement, il a expliqué aux domiens qu'ils devaient être plus aimables dans l'accueil des touristes et ne pas se fixer sur la culture de la banane. Une convention thématique de l'UMP présentera les grands axes de cette «nouvelle politique» à la fin de l'automne avec une vo




