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Une grève de la faim qui divise la vallée d'Aspe

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Pétition et contre-pétition sur l'action de Jean Lassalle (UDF) qui s'oppose à une délocalisation.

Publié le 14/03/2006 à 20h37

Vallée d'Aspe envoyé spécial

Un temps à ne pas mettre un ours dehors. Le ciel est gorgé de pluie, les torrents débordent, l'eau dévale sans discontinuer des sommets pyrénéens enneigés. Sous le déluge, la plupart des 2 800 habitants de la vallée d'Aspe (Pyrénées-Atlantiques) vivent calfeutrés. En attendant que le printemps arrive et que leur député, Jean Lassalle (UDF), recommence à s'alimenter. Voilà une semaine que le maire de Lourdios-Ichère a entamé une grève de la faim. Le berger squatte une bergère de la salle des Quatre Colonnes, lieu de transit de l'Assemblée nationale où se mêlent députés et journalistes. Demain, il recevra la visite d'une délégation d'élus, emmenés par le président de la communauté de commune René Rose (divers gauche). Celui-ci a réuni samedi dernier les douze maires de la vallée. «Nous avons demandé audience à Jean-Louis Debré, président de l'Assemblée nationale. Lui seul peut faire entendre raison aux Japonais.» Pas à tous. Mais au moins aux propriétaires de Toyal Europe. La société emploie 150 personnes dans l'unité pyrénéenne d'Accous, la seule du coin. Lassalle et ses amis sont persuadés que les patrons nippons veulent «délocaliser l'entreprise» spécialisée dans la fabrication de poudre et pigments d'aluminium... à 65 km de là. «Il ne s'agit pas de supprimer des emplois, plaide un dirigeant de Toyal. Mais de développer une unité de production.» «Alors pourquoi ne pas le faire sur place à Accous, là où nous avons offert à Toyal pour 1 euro symbol

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