Tous pour Ségolène ! Enfin presque. La présidente de la région Poitou-Charentes a la cote à droite. Souvent avec des arrière-pensées. Nicolas Sarkozy ne tarit plus d'éloges sur sa rivale socialiste dans les sondages. «Ségolène Royal serait une adversaire respectable», a estimé le ministre de l'Intérieur dans un récent entretien au Progrès. Seul signe d'agacement, à l'occasion du Salon de l'agriculture, après qu'elle a pris à partie le patron de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer. «En matière de communication, Ségolène Royal, certainement, a beaucoup de leçons à donner», avait alors ironisé le ministre de l'Intérieur.
Leçon. Mais, lors de ses voeux à la presse, il avait déclaré avoir «du respect, depuis bien longtemps», pour elle et qu'il serait «très heureux de pouvoir débattre avec elle» dans une éventuelle campagne présidentielle. «C'est une candidate de très bon niveau, (...) quelqu'un qui dit des choses intéressantes», avait-il ajouté. Avant de donner une leçon d'antimachisme aux socialistes en faisant mine de ne pas comprendre qu'on «s'interroge sur la stature, sur les épaules (d'un candidat à l'Elysée, ndlr) quand il s'agit d'une femme plus que quand il s'agit d'un homme». Lors de la campagne des régionales de 2004, son épouse, Cécilia, avait également tressé des lauriers à la députée des Deux-Sèvres, rendant furax Jean-Pierre Raffarin, qui bataillait contre elle dans la région.
En soutenant ainsi Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy a une idée en tête : montrer qu'à gauche comm




