Ça se bouffe pas, ça se mange : concernant les organismes génétiquement modifiés (OGM), le titre de l'émission de Jean-Pierre Coffe ne constitue en aucun cas une circonstance atténuante. Plus de 74 % des Français seraient farouchement opposés aux OGM. Que se cache-t-il donc derrière ces trois lettres qui effraient, envahissent nos champs et plus imperceptiblement nos assiettes ? Les réponses n'allant pas de soi, France Inter consacre deux émissions sur le sujet, avec une demi-douzaine d'invités (pro et anti), pour tenter de dresser un état des lieux. A-t-on des raisons d'être inquiet ? Est-on certain de l'innocuité des techniques de transfert de gène pour l'homme et son environnement ? Jean-Pierre Coffe ne s'en laisse pas conter : «Tout ça, ça sent le bricolage.» Mais les éléments du débat semblent s'être déplacés. Malgré les incertitudes des spécialistes, la peur n'est plus à l'ordre du jour, les promesses vertueuses des OGM non plus. Indépendamment des arguments de chacun, une évidence s'impose au fil du débat : les intérêts financiers des semenciers rendent le phénomène OGM irréversible. Cinq firmes dominent le marché des OGM, présentes d'un bout à l'autre de la chaîne de production agricole puisqu'elles commercialisent également les produits phytosanitaires, herbicides et pesticides. Avec une stratégie de conquête efficace : «La seule façon de faire passer les OGM aujourd'hui dans l'Union européenne, c'est d'interdire [aux consommateurs] de savoir où passe les 80 % d'OGM
Critique
Un mal pour un bien?
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Publié le 18/03/2006 à 20h39
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