Durant près de quatre jours, les communistes vont débattre à l'ombre du CPE. Durant quatre jours, le PCF, qui ouvre cet après-midi au Bourget (Seine-Saint-Denis) son 33e congrès, va s'écharper autour d'une unique (ou presque) question : que faire pour 2007 ?
Requinqué par le succès du non au référendum européen en mai 2005, le PCF voit dans l'affaiblissement du gouvernement en raison du CPE un atout pour la gauche dans la perspective de l'élection présidentielle et des législatives. A tel point qu'il suspendra son congrès quelques heures pour permettre aux délégués d'aller manifester cet après-midi à Paris.
Stratégie. Trois grands pôles s'affrontent sur la question de la candidature communiste à l'Elysée. Pour Marie-George Buffet, qui sollicite un troisième mandat à la tête du PCF, il est urgent d'attendre que la situation se décante à gauche. Sa stratégie : reporter après le congrès la décision sur une candidature. Le texte de la direction (qui a obtenu plus de 63 % des suffrages militants, début février) entend «mettre en débat» une candidature du PCF avec les forces sociales. Une candidature considérée par ailleurs comme «un atout» pour faire gagner la gauche. «Nous faisons une offre politique qui n'entre pas dans les canons habituels», reconnaît Olivier Dartigolles, chargé de la jeunesse et probablement appelé à grimper dans l'appareil du parti. La direction voudrait que cette candidature soit «adossée à un rassemblement plus large». Comme dans la configuration des régiona




