La mobilisation ne faiblit pas. Et les «casseurs» s'invitent. Hier, alors que les lycéens et les étudiants faisaient une nouvelle démonstration de force (le syndicat lycéen Fidl et l'Unef ont annoncé 500 000 manifestants, deux fois l'estimation du Ministère de l'Intérieur), plusieurs rassemblements ont été marqués par des incidents provoqués par des jeunes venus en découdre avec la police et détrousser les manifestants. Comme en mars 2005 lors des manifestations contre la loi Fillon, le cortège parisien a été le théâtre de scènes de dépouille extrêmement violentes. Un manifestant de 21 ans, grièvement blessé à la tête en fin de manifestation à Paris, a été hospitalisé dans un état «sérieux».
Confusion. Paris, place d'Italie, à 14 heures la foule grossit rapidement, c'est la pagaille : 23 000 jeunes selon la police, 140 000 pour l'Unef. Au milieu d'étudiants, beaucoup de lycéens qui courent, qui chantent au rythme des sonos des organisations syndicales, des fanfares ou des djembés. Le coeur du cortège semble entouré par des services d'ordre, mais la confusion règne sur les trottoirs. Des groupes de jeunes, visages masqués ou bâton à la main font monter la tension. Les manifestants sont aux aguets : «On ne peut pas s'arrêter à ça, se désole Tracy, en terminale dans un lycée de Villepreux (Yvelines). Nous, on est là, on veut manifester pacifiquement.»
Comme les étudiants en éducation physique qui piquent des sprints dans le cortège. Un bandeau autour de la tête,




