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Libération

Un service alternatif à bout de souffle

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Le président du Sami de Vincennes, inauguré en 2002, démissionne.

Publié le 13/04/2006 à 20h55

Ras-le-bol de faire fonctionner la permanence des soins sans moyens juridiques, logistiques ni financiers. Le Dr Olivier Durel, président du Sami (service d'accueil médical initial) de Vincennes (Val-de-Marne) et tout le conseil d'administration viennent de démissionner. En 2002, cette maison médicale de garde, la première du département, était inaugurée en grande pompe par Xavier Bertrand, alors secrétaire d'Etat à l'Assurance maladie. Dans un contexte de déliquescence des systèmes de garde municipaux ­ à Vincennes comme ailleurs ­, ce système alternatif faisait figure de modèle de collaboration entre acteurs politiques et sanitaires, au service de la population.

Astreintes. Principe : un local prêté par la municipalité, sécurisé par un gardien, et ouvert au public le soir et le week-end, sur appel au 15. Les astreintes sont assurées par des médecins volontaires, qui consultent uniquement sur place (plus de visites à domicile). Grâce à une convention passée avec la caisse primaire d'assurance maladie, ces généralistes ont l'assurance de toucher un minimum de rémunération même en cas d'activité très faible.

Depuis 2002, une dizaine de Sami ont ainsi vu le jour dans le Val-de-Marne, et le système a fait des émules (fonctionnant plus ou moins sur le même mode) dans toute la France. Trois ans plus tard, rien ne va plus. Au Sami de Vincennes, la participation des généralistes ne cesse de diminuer, alors que la fréquentation a, elle, augmenté de 30 % le soir, et davantage le week-e

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