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Mort de «la veuve Stirbois»

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L'ancienne députée FN est décédée dans la nuit de dimanche à lundi.

Publié le 19/04/2006 à 20h58

L'extrême droite française vient de perdre une de ses figures emblématiques : Marie-France Stirbois, décédée dans la nuit de dimanche à lundi, à l'âge de 61 ans, était symbolique à plus d'un titre. Veuve de Jean-Pierre Stirbois, ancien bras droit de Jean-Marie Le Pen à la tête du FN, elle est issue, comme son époux, de la mouvance «solidariste» de l'extrême droite, celle qui rejette le «totalitarisme marxiste» et «le capitalisme international». Quand le couple adhère au Front national en 1975, créé trois ans plus tôt, il a déjà une longue carrière extrémiste derrière lui, puisqu'il a longuement milité dans les comités Tixier-Vignancourt.

Jean-Pierre Stirbois, l'homme qui contrôlait l'appareil du FN, s'était fait hors des cercles étroits de l'extrême droite, en entrant au conseil municipal de Dreux (Eure-et-Loir) en 1983, après avoir fusionné sa liste avec celle du maire RPR sortant. Lorsqu'il meurt dans un accident d'automobile, en 1988, c'est son épouse qui reprend le flambeau. Elle mènera ses principales batailles politiques à Dreux, devenant la seule députée FN entre 1989 et 1993, après la «vague» frontiste de 1986. Après plusieurs échecs pour conquérir la mairie, elle prend la direction du Sud où elle est élue conseillère municipale de Nice en 2001, puis conseillère régionale Paca en 2004.

Exclue du FN. Carrière atypique, aussi, car elle finit sa vie brouillée avec Le Pen qui va jusqu'à l'exclure «temporairement» du Front en octobre 2005. Son crime ? Avoir critiqué le chef

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