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Libération

CGT: le rassemblement reste un combat

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En visite hier au Congrès, Chérèque (CFDT) a été hué par une partie de la salle.

Publié le 26/04/2006 à 21h02

Lille envoyée spéciale

Journée «syndicalisme rassemblé» à la CGT. Pour la deuxième journée du congrès, les militants recevaient la visite de François Chérèque, le leader de la CFDT et de John Monks, le secrétaire général de la CES (confédération européenne des syndicats), à laquelle appartient la CGT. Deux figures très controversées à la CGT et susceptibles de plonger l'amphithéâtre plein à craquer de congressistes dans une ambiance de Parc des Princes un soir de PSG-OM. Hier, l'arrivée de François Chérèque ­ c'est sa deuxième visite dans un congrès de la CGT ­ a été saluée par une courte bronca. Mais rien de grave. Car finalement, les opposants à la ligne Thibault, tenant d'un «syndicalisme rassemblé», sont restés assez discrets. Dans les interventions des congressistes, on entend ici ou là des piques à l'intention de la direction. Dans les couloirs, on jase sur la confiance relative à accorder à la CFDT, même après l'abrogation du CPE. Sur le ton «si les jeunes ne les avaient pas poussés, jamais ils se seraient engagés comme ça dans la lutte», selon les termes d'un représentant de la chimie. Mais rien d'irréparable. Le bilan de la direction de la CGT a été ainsi approuvé par 82 % des 1 001 représentants des syndiqués.

Cotisations. A la tribune on a entendu les voix de cette «nouvelle CGT», plus jeune, féminisée, issue du secteur privé, que la direction souhaite faire émerger. Des femmes syndicalistes qui portent des revendications sur les emplois à domicile ou les «privés d'

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