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Interview

«Les divisions à gauche sont irresponsables»

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Publié le 29/04/2006 à 21h04

Le Nouveau Parti socialiste (NPS), l'aile gauche du PS, désormais associée à la direction, réunit ses cadres samedi à Paris. Vincent Peillon, qui dirige ce courant avec Henri Emmanuelli, revient sur les conditions de préparation du projet socialiste pour 2007 et sur la multiplication des candidatures pour 2007.

A un an de la présidentielle, le PS a-t-il tiré les leçons du 21 avril 2002 ?

Non. Ni le PS, ni personne d'autre, d'ailleurs. Depuis quatre ans, on nous a expliqué que la Constitution européenne était une bonne chose, puis que le CPE n'était pas si mal. Et regardez ce qu'il s'est passé ! Aujourd'hui, on nous dit que Le Pen est à 10 % dans les sondages. C'est reproduire la même erreur. La Ve République est dans une impasse institutionnelle, et nous avons une génération politique à bout de souffle. Il est extrêmement dangereux d'avoir une classe politique préoccupée par ses jeux de personne, et les divisions à gauche sont irresponsables. Le NPS ne participera pas à la cacophonie des egos qui pollue actuellement nos débats. Et si nos propositions ne sont pas au coeur du projet socialiste, nous n'en serons pas. Et nous reprendrons notre autonomie. Nous voulons être utiles. Nous ne voulons pas être associés à un nouveau désastre.

Que propose le NPS de différent des autres sensibilités du PS ?

Le premier problème qui mine la société française, c'est la situation de l'emploi, l'augmentation de la précarité et des inégalités entre le capital et le travail, entre les générations,

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