Bordeaux correspondance
C'est le pire scénario qui semble se dessiner à Pau, pour la succession du maire André Labarrère, décédé la semaine dernière. Deux candidats se sont déclarés en début de semaine. Tous deux avec une légitimité spécifique. D'une part, la députée socialiste et première adjointe, Martine Lignières-Cassou, 56 ans, qui assure l'intérim. D'autre part Yves Urieta, 60 ans, adjoint aux affaires économiques, ancien secrétaire fédéral du PS des Pyrénées-Atlantiques et militant de la première heure aux côtés de Labarrère. Le conseil municipal se réunira le 30 mai, pour élire le nouveau maire. Mais d'ici là l'objectif est de trouver un accord au sein du PS pour éviter des déchirements de mauvais augure en vue des municipales de 2008.
Lundi soir, les élus de la majorité municipale (40 sièges sur 49) ont désigné Urieta comme leur candidat au poste de maire. Problème : Lignières-Cassou dispose, de son côté, des faveurs de la section PS qui devrait l'investir aujourd'hui. Une situation de crise due en partie à André Labarrère qui n'avait laissé aucune indication claire quand à sa succession. En revanche, il avait exprimé des réticences à l'encontre de Lignières-Cassou, qui s'était démarquée en mars d'une de ses décisions : «Comme ça au moins, je sais où sont mes ennemis», avait-il commenté.
«Il ne s'agit pas d'un enjeu de pouvoir, explique la première adjointe, mais de préparer au mieux les municipales». Une échéance vers laquelle tous ont les yeux rivés. «Pau n'est pas u




