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CFDT : Chérèque fait un petit mea-culpa.

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En ouverture du congrès, il a défendu son bilan, critiqué par les militants.

Publié le 13/06/2006 à 21h47

avec AFP

L'exercice n'était pas simple. Même si François Chérèque est seul candidat à sa succession, le secrétaire général de la CFDT a dû affronter ses troupes, hier, à Grenoble, en ouverture du 46e congrès de la centrale syndicale. Visiblement crispé dans un premier temps, le successeur de Nicole Notat a répondu aux nombreuses critiques qui avaient émaillé le début de son mandat, notamment lors de la réforme Fillon sur les retraites en 2003 et les départs de militants qui ont suivi.

D'emblée, François Chérèque a mis les points sur les «i» : «Il s'agit aujourd'hui de faire le bilan, non seulement de ce que nous avons fait, de ce pour quoi ou contre quoi nous nous sommes battus, mais aussi de ce que nous nous sommes dit», a-t-il déclaré devant les 1 868 congressistes réunis jusqu'à vendredi. Il a ensuite qualifié les quatre premières années de son mandat de «denses, intenses, et parfois douloureuses». Sur le conflit interne soulevé par la loi Fillon, il a avoué qu'il avait été «dur, plus dur encore que nous l'avions imaginé». «De nombreux salariés se sont interrogés sur le chemin que prenait la CFDT dans cette période, des doutes se sont faits jour et un besoin de clarification et d'échange s'est manifesté», a-t-il reconnu. De fait, les effectifs de la CFDT ont reculé de près de 10 % depuis, passant de 889 000 fin 2002 à 807 000 fin 2005.

Son mea culpa s'est néanmoins arrêté là, puisqu'il a assuré avoir agi en «fidélité aux valeurs» du syndicat. «Nos choix ont parfois été diffi

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