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Législatives : les militants PS font leur marché de candidats.

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Publié le 16/06/2006 à 21h27

Les militants socialistes ont voté mercredi pour choisir leurs candidats aux législatives 2007. Avec une double contrainte : respecter le principe de parité et augmenter la représentation dans la future Assemblée nationale des «minorités visibles». Tous les candidats potentiels à la présidentielle de 2007 ont évidemment été investis (François Hollande en Corrèze, Dominique Strauss-Kahn dans le Val-d'Oise, Jack Lang dans le Pas-de-Calais, Laurent Fabius en Seine-Maritime). Sauf Ségolène Royal, qui a annoncé il y a peu qu'elle ne se représentait pas dans les Deux-Sèvres. Dans sa circonscription, le vote aura lieu plus tard. Le scrutin de mercredi a délivré son lot de surprises, de couacs et de contestations. Tour d'horizon.

Le baron déchu.

Paul Quilès boit la tasse et elle est amère. Dans la première circonscription du Tarn (Albi et Carmaux), l'ancien ministre de la Défense a été battu mercredi soir par 229 voix contre 189. Député sortant depuis 1993 (entre 1978 et 1993, il était député de Paris), il doit s'effacer devant Jacques Valax, conseiller général. «Il a été déboulonné à la régulière», assure-t-on dans l'entourage du vainqueur. Paul Quilès, qui avait été mis en minorité dans sa fédération lors du dernier congrès du Mans, a simplement «pris acte de ce vote». Il continue d'espérer son repêchage lors de la convention nationale du PS qui doit ratifier le vote des militants, le 1er juillet. Sans beaucoup de chance, d'après un cadre de la rue de Solférino.

Fabiusien et favorabl

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