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Offensive anti-Nikonoff à Attac.

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Etre ou pas un parti ? Le mouvement altermondialiste sera encore divisé ce week-end à Rennes.

Publié le 17/06/2006 à 21h28

L'association altermondialiste Attac s'apprête à renouveler sa direction ce week-end au cours d'une assemblée générale réunie à Rennes, qui ne s'annonce pas de tout repos. Jacques Nikonoff, président d'Attac depuis 2002, contesté par de nombreux cadres de l'association, sera-t-il reconduit par le nouveau conseil d'administration élu par les adhérents ?

Leurs 5 600 votes par correspondance ont été dépouillés cette semaine et les résultats doivent être proclamés samedi. Les militants avaient jusqu'au 9 juin pour se décider entre la liste menée par Nikonoff et celle présentée par le collège des fondateurs qui regroupe les opposants aux méthodes de direction actuelles. «Nous reprochons à Nikonoff de vouloir faire d'Attac une organisation politique et de diriger notre mouvement comme un parti, explique Pierre Khalfa, porte-parole de Solidaires. Nous sommes pour qu'Attac soit un lieu de convergence des forces qui luttent contre la mondialisation néolibérale et pas une organisation au fonctionnement très hiérarchisé.» «L'enjeu de ce renouvellement de direction, c'est le pouvoir d'un seul face à la collégialité», résume-t-il.

Jacques Nikonoff a le soutien de Bernard Cassen, président d'honneur, qui estime qu'Attac «ne doit pas être une nébuleuse mais bien une organisation, avec son projet propre». Un proche de Nikonoff réfute l'idée qu'Attac traverserait une crise : «Ces histoires de contestation ne sont l'affaire que de quelques-uns. Si on s'intéresse à la majorité des adhérents du m

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