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Libération

A Agen, un Sarkozy lyrique entend «libérer le travail»

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En campagne hier, le président de l'UMP a glorifié l'effort et la famille.

Publié le 23/06/2006 à 21h32

Agen envoyée spéciale

A «la France qui doute», Sarkozy veut répondre par le travail. Hier soir, face à plus de 5000 personnes acquises à sa cause, il est venu «réconcilier une France qui voudrait travailler pour gagner sa vie, et une France qui travaille de plus en plus dur et qui ne se sent pas payée en retour».

Lors de ce troisième grand meeting, le président de l'UMP n'a pas lésiné sur le lyrisme de l'Histoire de France, ni sur le recours aux clichés ­ «le paysan que la nature laissait sans repos», «la mère de famille qui s'écorchait les mains sur le lavoir». La drague aux classes moyennes est transparente. Et le camp des «soixante-huitards» est accusé : «Les mêmes qui jadis voulaient supprimer les notes pour ne pas traumatiser les mauvais élèves. On n'a rien inventé de plus sot. Si ce n'est les 35 heures.»

Mérite.

Le ton est donné. «La France nouvelle, c'est celle du mérite, de l'effort, du travail, de la récompense, du respect, de l'autorité et de la fermeté». Hourras. «A ce salarié qui veut travailler plus pour gagner plus parce qu'il vient d'avoir un enfant», Nicolas Sarkozy propose donc «d'être libre de rester aux 35 heures ou d'en sortir», «de travailler le dimanche s'il préfère», et de «voter à bulletin secret dans les huit jours qui suivront tout déclenchement de mouvement social dans son entreprise», s'il est «contre la grève obligatoire». Un seul mot d'ordre : «Libérer le travail.»

Suit un chapelet de mesures : «Rétablir l'égalité devant l'impôt en laissant à celui q

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