«François Hollande aura eu beaucoup de chance d'arriver la veille de la finale de la Coupe du monde. On est dans le même camp jusqu'à dimanche soir.» Commentant la venue en Algérie, samedi et dimanche, du premier secrétaire national du Parti socialiste à l'invitation du FLN, l'ancien parti unique, le quotidien Liberté aurait pu ajouter que Zizou et les siens auront aussi permis que cette visite ne provoque pas trop de remous rue de Solférino. En effet, si elle satisfait les Algériens heureux de voir François Hollande «solliciter le soutien d'Alger pour la présidentielle de 2007», elle est loin de faire l'unanimité au sein du Parti socialiste.
Signe d'hommage. Certains de ses dirigeants ont regretté, parfois par écrit, non pas le bien fondé de cette initiative, mais son «manque de préparation». Un responsable socialiste regrette qu'elle ne s'inscrive pas clairement dans le cadre d'une «politique maghrébine», l'établissement d'un calendrier pour une visite en parallèle chez le grand voisin marocain ayant été laborieux. Poussé par les «beurs» de la direction socialiste, le premier déplacement depuis seize ans d'un numéro un du PS en Algérie apparaît en outre par trop «électoraliste».
La presse algérienne ne se prive d'ailleurs pas de remarquer que «les socialistes essayent de séduire l'électorat d'Algériens binationaux au moment où la droite prône l'exclusion». Mais surtout ce voyage survient au moment où le président Bouteflika ajoute u




