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Libération

Le gouvernement rue dans les brancards de la canicule.

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Publié le 20/07/2006 à 22h01

«Il est où Philippe Bas ? Il est resté à la conférence sur l'Océanie ?» Alignés devant un écran, une dizaine de personnes âgées voyagent au rythme des diapositives. Alors que neuf décès semblent liés à la canicule (voir ci-contre), Dominique de Villepin, flanqué de son ministre délégué aux Personnes âgées et de son ministre de la Santé, Xavier Bertrand, visite la maison de retraite Sainte-Monique à Paris (XIVe arrondissement). Durant une petite heure, le Premier ministre prodigue les conseils de base aux résidents. «Vous vous servez de votre brumisateur ?»«De quoi ?». Il encourage une autre vieille dame à retrouver «l'habitude de l'éventail». La dame a surtout envie de «manger un sorbet». Dans la salle réfrigérée, Marguerite, 106 ans, est la doyenne de l'établissement. Dominique de Villepin : «Il faut boire !» Philippe Bas : «En plus, c'est de la grenadine, ça passe mieux.»

«Vigilance». «Partout, la vigilance doit s'exprimer», conclut un peu plus tard le chef du gouvernement en rappelant que des mesures ont été prises pour «tirer les leçons» de la canicule de l'été 2003, qui avait fait 15 000 morts : renforcement des personnels et création de «pièces rafraîchies» dans la plupart des établissements. «La configuration n'est pas celle de 2003, assure, pour sa part Xavier Bertrand. A l'époque, seules 18 % des maisons des retraites disposaient d'une pièce climatisée contre plus de 80 % aujourd'hui.»

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